Martine Thibaud naît en 1951 dans les Alpes de Haute-Provence ; cette région reste chère à son cœur, la proximité de la nature sera déterminante, attisant le regard !
Dès treize ans, elle débute l’apprentissage de la peinture à l’huile et découvre une sensation de plénitude et d’émerveillement qui restera imprimée dans sa pratique de l’art pictural.
Ayant du mal à s’adapter à l’enseignement scolaire et à l’autorité, elle ne poursuit pas d’études supérieures et quitte le lycée avec soulagement. Dans l’exercice des professions auxquelles elle tente de s’intéresser, l’ennui s’installe rapidement ainsi qu’une sensation de perte de temps. Malgré une vie de femme et de mère bien remplie, elle peint en parallèle, aussi souvent que possible, tout en approfondissant ses connaissances grâce à des cours et stages (Acrylique – Pastel sec – Techniques mixtes – Nus au fusain).
A cinquante ans, rebondissant après une période éprouvante, elle se tourne vers les philosophies Taoïste et Bouddhiste et s’engage dans une voie de connaissance de Soi, de réalisation profonde de l’Etre. Deux ans plus tard, elle rencontre un Maître de peinture T’Chan qui l’initie à l’encre de chine en noir et blanc, associant peinture et méditation. A ce jour elle continue de suivre son enseignement.
Cette technique exigeante, pratiquée comme un Art Martial, correspond à son besoin de vérité, à sa soif de défis. Le trait est unique et irréversible ! Impossible de tricher : sans amour, sans humilité, sans courage et persévérance, le résultat est médiocre !
Seuls... le silence, le souffle, l’énergie, l’espace, la présence... en communion, ouvrent l’accès vers la créativité.
Aujourd’hui :
« Je sais que l’on porte la responsabilité de ses renoncements mais aussi de ses succès ; je suis heureuse d’avoir osé faire le grand saut pour être totalement et seulement peintre.
Mon parcours m’a conduite à la rencontre avec moi-même, à l’équilibre.
Le lieu où je vis, l’harmonie familiale m’apportent la complétude.
Ce que j’ai vécu et continue de vivre est intimement lié à ma peinture et reflète d’incessantes transformations intérieures ; faire danser mon pinceau me permet de déposer sur la feuille les traces d’émotions essentielles.
Quand aux multiples techniques que j’ai appréhendées, ce sont de formidables outils pour créer des mises en scène contemporaines autour d’un Art Millénaire.
Que je puisse encore longtemps donner au travers des « Images d’Encre » (Sumi-E), de l’apaisement, de la sérénité, de la beauté.
Vivre de Peindre, Peindre la Vie... »